Depuis 1994, l'AUPELF (Association des Universités partiellement ou totalement de langue française) a mis en uvre le projet REFER (Réseau Francophone de l'Education et de la Recherche) afin de faire face à l'explosion d'information numérique et créer un réseau d'information scientifique et technique universitaire entre les pays du Nord et du Sud. Cela s'est notamment traduit par des accords de recherche (groupes de travail), des bourses et l'édition d'ouvrages (le catalogue des publications est présent sur http://www.auf.org/catalogue/).
Un deuxième organisme, le Système Francophone
d'Edition et de Diffusion (SYFED) a pour objectif de mettre à la
disposition des universités une documentation scientifique et technique
multi-support en français (support papier, CD-Rom...) susceptible
de palier au peu de ressources informationnelles auquel sont souvent confrontées
les universités francophones.
Le Réseau Africain de Formation à Distance (RESAFAD) est une initiative du ministère français des affaires étrangères dont l'objet est de faire émerger des compétences en Afrique en profitant des potentialités des TIC tout en affermissant la présence francophone sur le continent. L'objectif du centre de ressources RESAFAD au Burkina Faso est de relayer les actions du réseau, de former aux NTIC, de faciliter l'accès à des ressources techniques et formatives, de dynamiser les échanges au sujet des NTIC pour la formation et l'éducation. Le RESAFAD agit au Burkina Faso depuis 1997. Le réseau
a lancé de nombreuses actions, citons notamment :
L'Agence de la Francophonie a de son côté financé le centre de formation au multimédia du Centre Interafricain d'Etudes en Radio Rurale de Ouagadougou (CIERRO).
L'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) a lancé en 1999 le programme "Campus numériques francophones", une initiative qui a permis d'ouvrir dans vingt pays du Sud entre 300 et 500 accès à Internet et près de 10 000 messageries. Le programme P@je a financé l'implantation de 4 "Points d'accès à Internet pour la jeunesse" au Burkina Faso. Deux à Ouaga et deux en province (Tenkodogo et Koudougou). Le programme consiste à sélectionner sur dossiers des structures développant des activités destinées à la jeunesse et possédant une structure susceptible d'offrir les conditions optimum de fonctionnement pour un lieu d'accès à l'internet réservé aux jeunes. Dans l'esprit du programme les jeunes doivent pourvoir accéder à Internet, mais aussi souvent faire leur première rencontre avec l'outil informatique, à des coûts compatibles avec leur pouvoir d'achat. L'INTIF finance les coûts d'acquisition de 5 PC et des périphériques, la mise en réseau des appareils, l'abonnement chez un FAI et les frais de connexion pour les 2 premières années de fonctionnement. Les structures étant censées réunir les conditions pour autofinancer le fonctionnement du P@je à terme. La situation par rapport à l'internet ayant considérablement évolué au Burkina comme dans la majorité des pays, depuis 1999, année de la 1ère implantation à Ouaga, les points d'accès publics ou privés se sont multipliés, les coûts de connexion sont très variables selon l'option technique retenue. La situation, du moins dans les grandes villes, s'est inversée, c'est-à-dire que les jeunes trouvent des conditions d'accès plus économiques et plus confortables dans des cyber commerciaux fonctionnant sur LS ou autres systèmes que dans les PAJE en RTC avec des coûts de connexion téléphonique élevés et un débit lent.
L'agence intergouvernementale pour la Francophonie, le fond Francophone des inforoutes, le ministère de la jeunesse et des sports, celui de la culture et celui des affaires étrangères ont par ailleurs apporté les fonds nécessaires au projet Fragments du monde lancé à l'initiative de VECAM et de l'Institut National de la Jeunesse et de l'éducation Populaire. Fragments du monde est un programme qui consiste à permettre à des jeunes du monde d'utiliser Internet pour présenter un fragment de la culture de leur pays. Tous les fragments sont ensuite réunis pour former un atlas culturel du monde . Au Burkina Faso, des jeunes ont réalisés un site sur le " faux départ du Mogho Naaba". Le Mogho Naaba est l'empereur Mossi. Une cérémonie mimant un départ à cheval avorté a lieu dans la cour de son palais chaque vendredi. La cérémonie commémore le départ raté d'un empereur Mossi qui comptait rejoindre et punir son frère qui avait fui avec les fétiches sacrés, mais l'entourage de l'empereur l'avait finalement persuadé d'annuler son projet, qui n'était pas souhaitable pour le peuple Mossi.
L'université Virtuelle Francophone (UVF) a été lancée officiellement en 1998 à l'initiative de l'organisation internationale de la Francophonie.
La coopération néerlandaise est particulièrement
impliquée dans le développement des NTIC au Burkina Faso.
Elle a déjà conduit de février 1999 à février
2001 un programme financé par L'IICD et Média Plaza qui
a permis d'introduire les TIC dans les boutiques d'informations et a abouti
selon la SNV à : " Depuis janvier 2001, la SNV/BF appuie les initiatives
en matière d'appropriation des TIC des organisations intervenant
dans les départements des boutiques d'information .
Le CNUCED a lancé en 1992 le programme Trade Point
qui prévoyait la mise en place à d'un système d'information
et d'échanges sécurisés.
Le programme AfricaLink mis en place par la Banque Mondiale doit permettre de connecter plusieurs centres de l'Institut de l'Environnement et de la Recherche Agricole (INERA) à la messagerie électronique, notamment ceux situés dans l'arrière pays. Le projet de Système d'Information et de Suivi de l'Environnement sur Internet (SISEI) bénéficie de l'assistance de l'UNITAR (United Nations Institute for Training and Research). Le SISEI-Burkina Faso consiste en une base de données sur l'environnement au Burkina Faso, conçue et alimentée par toutes les institutions intervenant dans le domaine.
L'Université Virtuelle Africaine (UVA) a été lancée à l'initiative de la Banque Mondiale en 1997.
Le projet Réseau Développement Durable (RDD) initié par le PNUD en 1991, s'appuie sur différentes institutions dans le cadre du projet régional "Initiative Internet pour l'Afrique" (IIA). Au Burkina Faso, il prévoit l'accroissement de la capacité du noeud national avec un doublement du débit actuel ainsi que la décentralisation des accès par la mise en place de cinq noeuds locaux, dont ceux de Bobo-Dioulasso et de Koudougou.
Ce projet vise l'implantation de télécentres communautaires polyvalents en zones rurales. Ces centres assureront un accès aux nouveaux outils de communication dans des endroits habituellement peu desservis. Placé sous l'égide de la DELGI, le projet prévoit l'ouverture de 50 centres en zones rurales et la création de supports multimédias permettant l'auto-formation. Le projet est co-financé par l'UNESCO et par le CRDI.
La FAO a lancé un programme de mise en place de
télécentres communautaires polyvalents dont l'objectif est
triple :
Le soutien économique de l'Institution Internationale pour l'Information de la Communication pour le Développement (IICD) a permis à la Fédération Nationale des Industries Agroalimentaire du Burkina (FIAB) de développer un réseau Intranet qui facilite la transmission d'informations entre les différents opérateurs de la fédération.
L'Inforoute Communale du Burkina Faso est un carrefour
d'échange d'informations au profit du processus de décentralisation,
des communes et de l'administration.
Le Burkina Faso est engagé dans plusieurs autres
programmes sous-régionaux, notamment :
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