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LE TCHAD
Surtout réputée pour ses oeuvres dramatiques, la littérature
tchadienne de langue française ne compte qu'un petit nombre
d'auteurs. Le plus connu est Joseph Brahim Seid, ministre de la
Justice de 1966 à 1975, qui a écrit deux courts ouvrages
devenus des classiques et faisant l'objet d'études dans les
écoles africaines : un recueil de contes, Au Tchad sous
les étoiles (1962), et un récit autobiographique,
Un Enfant du Tchad (1967).
Il faut également citer Antoine Bangui, plusieurs fois ministre
entre 1962 et 1972, année où, entré en disgrâce,
il fut jeté en prison. Il raconte sa captivité (qui
dura de 1972 à 1975) dans un ouvrage autobiographique, Prisonnier
de Tombalbaye, paru en 1980. Il offre aussi ses souvenirs d'enfance
dans Les Ombres de Kôh, paru en 1983.
Baba Moustapha, mort prématurément en 1982 à
l'âge de trente ans, a laissé plusieurs pièces,
dont Le Commandant Chaka (posthume, 1983) qui dénonce
les dictatures militaires. Il comptait, au moment de sa mort, parmi
les meilleurs espoirs littéraires du pays.
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