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Zoom sur... Julienne ZANGA
Née en 1973 à Yaoundé, capitale camerounaise, Julienne
ZANGA, après son BAC littéraire, a poursuivi des études
en Sciences Sociales à l'Université Catholique d'Afrique
Centrale à Yaoundé. Elle rejoint la France en 1996, après
l'obtention de sa Maîtrise.
Installée dans un premier temps dans l'Anjou (ouest de la France),
Julienne Zanga, jusque-là grande lectrice, se lance dans l'écriture
pour atténuer le mal du pays. C'était en 1997. Depuis, elle
n'a plus arrêté.
Quand on lui demande de définir sa littérature, l'autrice
se dit éclectique. Elle aborde autant le genre jeunesse que la
nouvelle ou le roman, et caresse le désir de s'essayer plus tard
à la BD (scénario). Pour elle, "l'imaginaire n'a pas
de restriction. alors, pourquoi se cantonner à un genre particulier
?"
Même si ces écrits s'inspirent essentiellement de l'Afrique,
son continent d'origine, l'autrice n'hésite pas à mélanger
les lieux, les temps, les races car pour elle, "la diversité
culturelle est une richesse. Dans un monde en perpétuel brassage,
chacun a quelque chose à apporter à l'autre et à
apprendre en retour."
Julienne Zanga vit aujourd'hui en région parisienne.
Bibliographie
A noter, la sortie très récente de Eboni, celui qui courait
après un corps, dernier roman de Juliette ZANGA.
Pour sa seconde uvre, l'autrice, à travers huit nouvelles
se déroulant en Afrique ou dans les micro-sociétés
black de Paris, nous amène dans un univers où l'Afrique
s'offre sans fard, truculente.
En savoir plus
Alima et le prince de l'océan (Dapper 2001), son premier roman
est un livre pour la jeunesse qui puise dans la mythologie africaine,
à la découverte des "mamiwatas", génies
de la mer, l'équivalent des sirènes occidentales. Le fier
peuple de l'océan se laissera-t-il séduire par la voix d'or
d'Alima, jeune orpheline venue de la savane ? Un roman intemporel qui
des préjugés et du pouvoir de l'amour.
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| LE
CAMEROUN
Le Cameroun, véritable Afrique en miniature disposant d'une
riche tradition orale, a vu éclore une littérature diversifiée.
L'exemple phare est celui du sultan des bamoun Ibrahim Njoya qui a
inventé son propre alphabet. A partir des années 1920,
sous la houlette de missionnaires chrétiens et d'intellectuels
locaux, plusieurs écrits en langues nationales voient le jour
comme la grammaire duala d'Isaac Moumé-Etia ou le Nnanga Kon
en langue boulou de Jean-Louis Njemba Medou.
En pleine période coloniale, c'est l'éclosion d'écrits
axés sur une analyse critique du pouvoir comme ceux d'Eza Boto
(pseudonyme de Mongo Beti) avec Ville cruelle en 1954, Ferdinand Oyono
(le Vieux Nègre et la Médaille, 1956).
La littérature post-indépendance parlera des espoirs
déçus. L'indépendance ne s'est pas accompagnée
par la libération économique et culturelle escomptée.
Francis Bebey (le Fils d'Agatha Moudio, 1967), René Philombe
(Un sorcier blanc à Zangali, 1969), Rémy Medou Mvomo
(Afrika ba'a), Guillaume Oyono-Mbia (Chroniques de Mvoutessi, 1971-1972,
Trois prétendants un mari, véritable classique)
Quel que soit le genre, la dénonciation du système,
la contestation du pouvoir politique constituent les traits majeurs
de cette littérature.
Côté femmes, il faudra attendre les années 60/70
pour voir sur la scène littéraires les premières
écrivaines comme Marie-Thérèse Assiga ou Werewere
Liking, prolifique femme de théâtre (Orphée-Dafric,
1981), Calixte Beyala.
Aujourd'hui, des auteurs prometteurs (Julienne Zanga, Eugène
Ebodé, Mercedes Fouda, Marie-Claire Dati
) poursuivent
l'uvre des pionniers.
Le Cameroun étant un pays anglophone, la littérature
en langue anglaise n'est pas en reste, Kenjo Jumbam, Dipoko Mbella
Sonné pour ne citer que ceux-là.
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